SECTION 6 : Quoi faire quand une employée vient se confier à moi?

Lorsqu’il y a violence dans la vie intime d’une employée, il existe toujours la possibilité que celle-ci prenne l’initiative de se confier à vous. Cela peut signifier qu’en tant que gestionnaire ou responsable des ressources humaines, vous êtes une personne considérée comme neutre, objective, qui ne jugera pas la situation ou qui inspire confiance. Cela signifie également que cette personne a espoir que vous l’aidiez à trouver des solutions pour se sortir, le plus sainement possible, de cette situation et pour concilier sa vie personnelle mouvementée aux exigences du travail.

 

Ainsi, votre rôle consiste à fournir le soutien recherché par cette personne, c’est-à-dire :

 

  • en lui manifestant de la sensibilité par rapport à sa problématique ;
  • en lui témoignant de la compréhension ;
  • en l’écoutant activement ;
  • en faisant preuve de non-jugement par rapport à la situation et par rapport aux personnes impliquées ;
  • en évitant de dénigrer l’auteur de violence, et en dénonçant plutôt ses comportements ;
  • en l’orientant vers les ressources internes de l’entreprise, comme un programme d’aide aux employées et employés, et vers les ressources externes spécialisées
  • disponibles dans la communauté ;
  • en lui proposant des mesures particulières (voir section 7) pour concilier son vécu de violence  conjugale à sa vie professionnelle selon ses besoins spécifiques et selon la politique de travail (voir section 8) en matière de violence conjugale en vigueur dans le milieu de travail.

 

N’oubliez pas que

• Aucune pression ne doit être exercée sur l’employée pour qu’elle quitte la relation violente.
• La personne mandatée pour recevoir la victime doit la référer aux ressources externes spécialisées et ne pas s’improviser intervenante.
• Rien ne justifie un comportement violent. De nombreuses formes de violence sont considérées comme un crime.
• La violence peut être présente dans toutes les relations de couple peu importe le niveau de revenu ou d’éducation, la religion, la race, la culture ou l’orientation sexuelle, etc.
• L’alcool et les drogues réduisent les inhibitions et peuvent contribuer au recours à la violence, mais n’en sont pas la cause. Ces facteurs ne doivent pas servir d’excuses pour se déresponsabiliser.
• Une fois que le comportement violent est établi, il est extrêmement difficile d’y mettre fin sans une aide extérieure.
• La violence a un effet d’entraînement dévastateur. Les enfants victimes de violence deviennent parfois des auteurs de mauvais traitements dans leurs relations intimes.